Shahid

Shahid

Une fois loué, le film est disponible pour être regardé pendant 48 heures.

Langue DE, FA, EN
Sous-titres DE, EN, FR, ES, PT, AR, ZH, RU
Genre Documentaire parodique
Pays Allemagne
Année 2024
Réalisation Narges Kalhor
Avec Baharak Abdolifard, Nima Nazarinia, Saleh Rozati, Thomas Sprekelsen, Carine Huber, Lilli Pongratz
Production Michael Kalb Filmproduktion (München)
Longueur 86 minutes
Âge recommandé pour le film 12 Années

Dans ce film d’autofiction, les frontières qui séparent réalité et fiction, formalités administratives et imagination, s’estompent. La réalisatrice se bat pour se débarrasser du titre de « shahid », terme signifiant « martyr », dont son nom est affublé, mais son arrière-grand-père, autrefois proclamé martyr, s’y oppose. En mélangeant de manière absurde humour, musique et mise en scène, Narges Kalhor se lance dans une réflexion sur ses racines iraniennes.

Dans son œuvre d’autofiction, la réalisatrice Narges Kalhor met en lumière un champ de tensions complexe relevant de la politique identitaire. Au cœur de cette réflexion se trouve la question de l’identité de la femme dans son pays natal, l’Iran, et en Allemagne, ainsi que celle de la langue qui façonne cette identité. Narges Kalhor souhaite supprimer la partie centrale de son nom, « shahid », dont la signification, « martyr », lui apparaît comme un lourd fardeau. Elle porte ce nom à cause d’un arrière-grand-père qui, selon les mythes religieux et politiques iraniens, a reçu ce titre honorifique et l’a transmis à ses descendants sans leur demander leur avis.

Cet héritage, Narges Kalhor l’aborde avec beaucoup d’humour et quelques astuces cinématographiques : cet ancêtre légendaire et ses compagnons apparaissent sous la forme de personnages fantomatiques qui dansent autour du double cinématographique de la réalisatrice, cherchant à la reconquérir. La caméra flotte avec eux à travers les décors du film, tandis que la protagoniste se débat à la fois avec des obstacles d’ordre administratif et des expertises psychologiques. Réalité et fiction, documentaire et performance, théâtre, jeux d’ombres et tradition picturale persane s’entremêlent pour former un mélange ambigu, porté par la musique et l’humour absurde.

Image © Leonie Huber

Une fois loué, le film est disponible pour être regardé pendant 48 heures.