Orphea in Love
Nele est une agente de centre d’appels d’Estonie qui gagne sa vie en travaillant comme habilleuse à l’Opéra national de Munich. Par un hasard, le gestionnaire de talents Höllbach remarque le don pour la chanson de Nele et lui offre la grande chance d'une carrière en opéra. Mais lorsque Nele tombe amoureuse de Kolya, un danseur de rue et petit délinquant, elle doit affronter les démons de son passé et descendre aux enfers.
Le cinéma et l’opéra sont des lieux de dépassement magique de la réalité... Et soudain, le collègue du centre d'appel se met à chanter un aria et tout le monde se met à l’unisson. Car pour Nele, l’opéra n’est pas seulement un lieu d’évasion de son triste quotidien professionnel, entre les appels téléphoniques au centre d’appels où elle travaille en journée et le service au vestiaire de l’opéra en soirée, mais fait partie de sa vie à part entière, dans ce film visuellement et acoustiquement débordant. Nele, qui rêve d’être chanteuse d’opéra elle-même, peut remplacer au pied levé la diva qui tousse sur scène et le conte de l’ascension à la “une étoile est née” peut commencer. Ayant rencontré le danseur et petit criminel Kolya dans la rue, leurs deux vies ont immédiatement fusionné dans une chorégraphie de danse commune, expression de leur affinité d’âmes. Mais l’histoire d’Orphée, tirée de la mythologie grecque, à laquelle le réalisateur Axel Ranisch emprunte son film d’opéra avec une constellation de personnages principaux inversée – Nele incorpore Orphée, ou plutôt ici Orphéa, Kolya est Eurydice – met Nele à l’épreuve par un malheur.
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